Cette humanitaire est décrite comme une femme de cœur et une passionnée de la protection des femmes et des enfants dans les zones de crise et de conflit armée.
Karine Buisset a trouvé la mort dans une attaque de drones dans la ville de Goma, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Quelques jours après le décès tragique de cette spécialiste des questions de Prévention de l’exploitation et des abus sexuels (PEAS) à l’Unicef, nombreux se rappellent de cette humanitaire française. « Karine était une bonne coach à matière de PEAS », confie un responsable de l’Association pour la protection de l’enfance au Congo (Apec), basée à Bunia dans la province de l’Ituri.
Karine Buisset a en effet consacré une bonne partie de sa vie à lutter contre les abus sexuels contre les femmes et les enfants à l’est de la RDC, une partie du pays secouée par une incessante crise sécuritaire. « Karine était une femme profondément engagée. Je me souviens encore de notre rencontre à Goma lors d’une formation. Elle débordait d’ambition, d’amour pour les enfants et d’un engagement ferme pour la protection des femmes », se souvient un travailleur humanitaire congolais.
Communiqué de l’Unicef
Ce dernier poursuit : « Elle m’avait particulièrement marqué en partageant sa compréhension sur l’approche de tolérance zéro face aux violences sexuelles. Un combat qu’elle portait avec force et conviction. Elle aimait beaucoup en parler ». Il conclut : « Son engagement continuera d’inspirer ceux qui luttent pour un monde plus sûr et plus juste pour les enfants et les femmes ».
L’Unicef ne dit pas le contraire. « Karine était une humanitaire dévouée qui travaillait sans relâche pour venir en aide aux enfants et aux familles touchés par les conflits et les crises », peut-on lire dans un communiqué rendu public par cette organisation de l’ONU.



