En Afrique du Sud, l’inflation inquiète la banque centrale

En Afrique du Sud, l’inflation inquiète la banque centrale

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La Banque de réserve sud-africaine vient d’augmenter le taux directeur pour empêcher les prix de biens de consommation de s’envoler. Mais rien ne garantit que cette mesure soit efficace.  

Ce n’est pas encore dramatique. Mais qui sait si bientôt les prix des denrées de première nécessité ne vont pas exploser sur les étals en Afrique du Sud. Un scénario qui est de l’ordre du possible. Pour preuve, entre le mois de mars et celui d’avril 2026, les prix à la consommation sont passés de 3,1 % à 4 %. De même, en quelques semaines, l’inflation des services a accéléré à 4,6 %. Assez pour faire réagir la Banque de réserve sud-africaine (SARB, en anglais), la banque centrale. 

En réaction, la SARB s’est empressée d’augmenter le taux directeur de 25 points de base, à 7 %, à compter du 29 mai. « Notre décision visait à gérer les risques et à garantir que l’inflation revienne à l’objectif », ont expliqué les membres du Comité de politique monétaire de la SARB. En rappel, cet objectif recherché est de ramener le taux d’inflation à 3 %. 

Maîtriser l’inflation

Cette mesure va-t-elle suffire à mieux maîtriser cette inflation qui pointe vers le haut ? Il faut attendre la prochaine évaluation de ce comité, qui est prévue le 23 juillet prochain, pour le savoir. Mais déjà, les perspectives mondiales ne rassurent pas à cause du conflit au Moyen-Orient entre les Etats-Unis et l’Iran. 

« Les espoirs d’une fin rapide à la crise du Moyen-Orient se sont estompés. Le détroit d’Ormuz est encore en grande partie fermé. Les prix du pétrole ont fluctué autour de 100 dollars le baril. Dans ce contexte, les prévisions de croissance mondiale ont été dégradées, tandis que les prévisions d’inflation ont été révisées à la hausse », comme on peut le lire dans un rapport de la SARB. 

Protéger les Sud-africains contre la hausse des coûts

Forcément une mauvaise nouvelle pour Cyril Ramaphosa. A quelques mois des prochaines élections municipales, une augmentation des prix peut handicaper son parti, le Congrès national africain (ANC, en anglais), qui subit de plus en plus une rude concurrence de l’Alliance démocratique (DA, en anglais) de Geordin Hill-Lewis, le puissant maire de la grande métropole du Cap. 

Le mois dernier, de passage au Cap pour assister à un sommet sur le développement des infrastructures en Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa avait déjà partagé ses inquiétudes en indiquant que le gouvernement travaille en droite ligne avec la banque centrale pour contenir l’inflation. « C’est nécessaire pour protéger les Sud-africains contre la hausse des coûts et encourager l’investissement », avait fait savoir Cyril Ramaphosa.

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