Cameroun : Oswald Baboke, fin de l’état de grâce

Cameroun : Oswald Baboke, fin de l’état de grâce

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« À vous le pouvoir et l’or du pays, à nous les prières ». François a lui aussi repris cette antienne à la mode utilisée pour moquer Oswald Baboke, le directeur adjoint du cabinet civil à la présidence de la République du Cameroun. Ce dernier est au centre d’un feuilleton, qui tient l’opinion camerounaise en haleine. 

Tout a commencé par un article publié par le site Internet du magazine panafricain Jeune Afrique. Nos confrères confient que Oswald Baboke a été convoqué et entendu au Tribunal criminel spécial (TCS) pour une affaire de détournement de fonds. Toujours selon Jeune Afrique, ce proche collaborateur de Paul Biya, a notamment été interrogé sur des suspicions de trafic d’or. 

La fortune des Baboke

Si l’intéressé est resté silencieux, plusieurs de ses proches démentent et crient à la cabale. François, lui, est certain qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Il attend de voir ce pasteur pentecôtiste, très proche de la première dame Chantal Biya, dans le box des accusés. Car lui, il reste convaincu que la fortune des Baboke est louche. 

En guise de réponse, Crescence Baboke, l’épouse du puissant haut commis de l’État, écrit : « Je travaille énormément. Je gagne ma vie dignement avec mon cerveau et avec mes mains. J’honore de lourdes échéances bancaires. J’emploie des centaines de Camerounais. Je paie d’importants impôts. Alors, est-il vraiment anormal que je puisse m’offrir une belle voiture ou construire une belle maison ? » La question est posée. 

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