Au Mali, la grogne contre les opérateurs téléphoniques monte

Au Mali, la grogne contre les opérateurs téléphoniques monte

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Le mouvement Internet juste Mali appelle à une journée de boycott cette semaine pour dénoncer le coût élevé d’Internet et des appels téléphoniques.  

Combien de Maliens vont éteindre leurs téléphones ce 11 juillet ? Le mouvement Internet juste Mali espère bien que la majorité des consommateurs répondront à cette journée de boycott. Kassoum Tanapo, le porte-parole de ce mouvement populaire, explique que Internet juste Mali a initié ce boycott pour dénoncer le coût onéreux des opérateurs de téléphonie. Et la mauvaise qualité de service. 

« Nous espérons que ce message sera entendu et qu’un dialogue permettra d’aboutir à des améliorations concrètes au bénéfice des consommateurs. À défaut d’avancées, nous envisagerons collectivement les prochaines étapes de cette mobilisation », fait savoir Kassoum Tanapo. 

Internet trop cher au Mali

Voilà des années que les Maliens se plaignent des coûts élevés d’Internet et même des appels téléphoniques. En 2023, le Mali était classé sixième pays le plus cher d’Afrique pour ce qui est de la connexion Internet par l’Union internationale des télécommunications (UIT). Il est admis qu’un forfait de 2 Go représente 9,62 % du revenu mensuel moyen d’un Malien, contre 2 % recommandé par l’UIT. 

« C’est dans ce contexte que nous avons lancé le mouvement Internet juste Mali, avec pour objectif de défendre les intérêts des consommateurs et d’encourager les opérateurs de télécommunications à revoir leur politique tarifaire afin de proposer des services plus accessibles à la population », explique Kassoum Tanapo.

Une première expérience aux résultats mitigés

Ce n’est pas la première fois qu’une telle initiative est envisagée au Mali. En décembre 2015, une première journée de boycott avait produit des résultats mitigés. Internet juste Mali, né en 2025, a appris de cette première expérience. Le mouvement espère faire mieux. Au final, Kassoum Tanapo et ses camarades espèrent maintenir la pression sur les opérateurs et sur l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP), l’organe de régulation du secteur. 

« Pendant longtemps, les consommateurs maliens ont exprimé leurs préoccupations concernant le coût élevé des services, la courte durée de validité des forfaits et la tarification du répondeur. Malgré ces appels, nous estimons que nos préoccupations n’ont pas reçu de réponse satisfaisante », conclut notre source, comme pour bien indiquer qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout.

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Michel Ange Nga

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