Burkina Faso : pourquoi Ibrahim Traoré tient à lancer Cim-Sahel

Burkina Faso : pourquoi Ibrahim Traoré tient à lancer Cim-Sahel

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Le président de la transition, plus que jamais, souhaite réguler le marché du ciment dans son pays. Une mission qui est confiée à Cim-Sahel, entreprise en gestation. 

Ibrahim Traoré ne s’est pas fait prier pour valider le projet de création de Cim-Sahel, une société d’économie mixte qui sera chargée de réguler le marché du ciment au Burkina Faso. Le président de la transition presse maintenant le gouvernement de se hâter de conclure ce projet, comme l’a laissé entendre Serge Gnaniodem Poda, le ministre de l’Industrie, lors d’un récent Conseil des ministres. 

Cet empressement de Ibrahim Traoré est tout sauf une lubie politique. L’homme fort de Ouagadougou veut en réalité en finir avec le paradoxe du marché du ciment dans son pays. Selon les chiffres du ministère de l’Industrie, la dizaine d’unités de transformation présentes au Burkina Faso produisent environ 7 millions de tonnes de ciment par an, pour une consommation locale nettement inférieure à cette offre. Et pourtant, les pénuries sont fréquentes. 

Garantir la disponibilité du ciment

Alors que l’État multiplie les chantiers de construction, il ne cache plus son exaspération de devoir composer avec ces pénuries. Pire, quand le ciment est disponible, les prix grimpent. La création de Cim-Sahel est donc censée changer la donne. Cette entreprise aura pour mission de garantir la disponibilité du ciment sur toute l’étendue du territoire, comme l’indique Serge Gnaniodem Poda. Le ministre ajoute que Cim-Sahel va se charger de casser la spéculation en imposant des coûts raisonnables et soutenir le rythme accéléré des chantiers d’infrastructures publics et privés. 

Pour son démarrage, Cim-Sahel sera dotée d’un capital de 5 milliards de FCFA, détenu à 60 % par l’État et à 40 % par des partenaires privés. Si pour le moment aucune date de lancement n’a été communiquée, le ministère de l’Industrie se félicite déjà de l’impact économique de cette entreprise en gestation. Dès son opérationnalisation, elle va générer environ 413 emplois directs et 2 000 emplois indirects. 

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Patrick Ayin

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