Sénégal : le Conseil constitutionnel donne raison à Diomaye Faye

Sénégal : le Conseil constitutionnel donne raison à Diomaye Faye

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Les Sages ont invalidé la réforme de la Constitution adoptée par le Parlement, contrôle par le Pastef de l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko. 

Seynabou Sankaré n’a pas pu contenir sa joie. Cette journaliste, par ailleurs portraitiste du président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, est l’une des premières personnes à féliciter publiquement le président après que le Conseil constitutionnel a pris la décision d’invalider la réforme de la Constitution. 

Les Sages ont motivé leur décision en expliquant que ce texte est « contraire à la Constitution ». « Cette décision constitue une victoire juridique importante pour la présidence de la République », exulte Seynabou Sankaré. 

Ousmane Sonko, grand perdant

Si Bassiou Diomaye Faye est le grand vainqueur, Ousmane Sonko, son ancien Premier ministre qui occupe maintenant le perchoir à l’Assemblée nationale, est sans aucun doute le perdant. Ce dernier avait soutenu cette réforme adoptée par le Parlement dominé par son parti politique, les Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). 

Ousmane Sonko a d’ores et déjà accepté la décision du Conseil constitutionnel. Il écrit : « Le Conseil constitutionnel vient de prendre une décision. Au-delà des commentaires et avis que peuvent susciter les motivations retenues, une seule chose reste : cette décision s’impose à tous »

Bras de fer 

C’est donc la fin d’un feuilleton, qui a maintenu le peuple sénégalais en haleine. Ce feuilleton avait en réalité la forme d’un bras de fer entre Ousmane Sonko, favorable à cette réforme, et Bassirou Diomaye Faye, qui, lui, s’opposait à l’adoption de ce texte qui renforçait le pouvoir du Parlement, actuellement contrôlé par le Pastef. 

Bassirou Diomaye Faye a tout d’abord laissé penser qu’il allait soumettre le texte à un référendum. Volte-face le 6 juillet dernier, quand Me Cheikh Ahmadou Ndiaye, l’avocat du président, a saisi en urgence le Conseil constitutionnel. Une procédure critiquée par Mohamed Ayib Salim Daffé, le président du groupe parlementaire du Pastef. Rien n’y fait. Car trois jours plus tard, le camp de Bassirou Diomaye Faye applaudit ce qu’il compare à une grande victoire.

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Patrick Ayin

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