Plusieurs Maliens ont répondu à une journée de boycott contre Orange, selon les organisateurs. Ils reprochent à l’opérateur de maintenir un prix d’Internet élevé.
Un micro-trottoir, le 11 juillet dernier dans les rues de Bamako, donne une estimation sur le nombre de consommateurs d’Orange Mali qui ont accepté d’éteindre leur téléphone pendant une journée pour dénoncer le coût élevé d’Internet. Le mouvement citoyen Internet juste Mali, qui a initié ce boycott, se frotte les mains.
« La journée du 11 juillet a été une véritable réussite. Des milliers et des milliers de personnes, sur toute l’étendue du territoire national, ont répondu à l’appel d’Internet Juste Mali », exulte Kassoum Tanapo, le porte-parole de ce mouvement.
Le plaidoyer continue
Il prévient : « Cette journée constitue une première étape importante. Internet juste Mali reste déterminé à poursuivre son plaidoyer de manière pacifique et responsable afin d’obtenir un Internet de meilleure qualité, plus accessible et à un coût plus juste pour tous les Maliens ».
Orange Mali s’est pour le moment gardé de communiquer sur ce boycott. L’opérateur de téléphonie mobile n’a non plus changé ses prix. Tout comme il ne s’est pas décidé à ouvrir le dialogue avec les responsables d’Internet juste Mali. Ce qui augure une nouvelle opération de boycott…
À moins que le mouvement finisse par s’essouffler, comme l’espère un groupe de consommateurs opposés à ce boycott. S’ils ont refusé de suivre Internet juste Mali, c’est en grande partie parce qu’ils trouvent que cette opération de boycott est suspecte. Pour cause, elle vise uniquement Orange alors qu’il y a trois opérateurs de téléphonie au Mali.
Changer la condition des Maliens
D’autres jeunes Maliens pensent plutôt qu’il y a des combats plus importants que celui-ci. « Je pense qu’on gagnerait à orienter notre énergie et notre influence, nous les jeunes, vers des causes qui construisent véritablement l’avenir de ce pays plutôt que vers des combats qui, à mon sens, ne changent pas fondamentalement notre condition », fait savoir, sur sa page Facebook, Oumar Thieminta, qui travaille à Bamako pour une association caritative.
Kassoum Tanapo veut croire que cette mobilisation est importante. « Cette forte mobilisation démontre que les préoccupations liées au coût élevé et à la qualité des services Internet sont largement partagées par la population ».



