Au terme de la Coupe du monde de cette année, les fans de football sur le continent gardent au travers de la gorge les éliminations prématurées des équipes africaines. Notre chroniqueur sport propose son explication.
Il y avait un monde entre les deux équipes. J’étais prêt à casser ma tirelire pour parier sur la défaite de l’Argentine. D’ailleurs, le fait que l’Egypte ait mené au score (2-0) jusqu’à la 78e minute de jeu ne m’a point surpris. Ce qui m’a surpris, en revanche, c’est la victoire de l’Argentine (3-2), à l’issue de ce match contrôlé de bout en bout par les Pharaons d’Egypte, match comptant pour les 8e de finale de la Coupe du monde 2026. Que s’est-il réellement passé ? Quel facteur a favorisé ce dénouement ? L’arbitrage bien-sûr.
En passant les instants de ce match au peigne fin, on est convaincu d’une chose : le corps arbitral ayant dirigé cette rencontre a savamment orchestré la défaite de l’Egypte. La preuve, à la 58e minute de jeu, sur une passe décisive de Mohamed Salah, Mostafa Ziko a inscrit un but irréprochable. Mais le corps arbitral l’a annulé. Pourtant, à la 21e minute de jeu, l’arbitre a accordé un pénalty discutable à l’Argentine, mais Lionel Messi l’a manqué. Ne nous cachons rien : on ne peut pas valider ce pénalty et refusé celui de l’Egypte sur une faute claire commise sur Mohamed Salah au temps additionnel, alors même que le pénalty refusé à l’Egypte est beaucoup plus plausible que celui accordé à l’Argentine.
L’Argentine avec les faveurs de l’arbitrage
Dans ce même match entre l’Argentine et l’Egypte, comment expliquez que l’Égypte ait commis 10 fautes pour 4 cartons jaunes pendant que le tableau des cartons de l’Argentine affiche zéro carton jaune après 13 fautes commises ? Difficile à croire. L’on peut donc, au regard de ce qui précède, affirmer sans risque de se tromper que les mauvais choix arbitraux sont la cause principale de la non qualification en quarts de finale de l’Egypte.
L’Egypte n’est pas la seule équipe africaine à avoir subi ce type d’injustice. Si l’on analyse toutes les décisions arbitrales ayant conduit à l’élimination du Sénégal, on retrouvera des faits similaires. « Ces gens regardent la VAR quand ça les arrange. Lors du match ayant opposé le Sénégal à la Belgique, c’est une décision arbitrale douteuse qui a conduit au pénalty belge. Et directement, on a assisté au deuxième but de la Belgique. Ensuite, faute sur Moussa Niakhaté, un défenseur sénégalais, on demande à l’arbitre d’aller regarder la VAR, il refuse parce qu’il sait pertinemment que, sur cette faute tous les arbitres sérieux donnent un pénalty au Sénégal. Ce n’est plus du football, c’est du footbussiness », se plaint un supporter sénégalais.
Mais l’arbitrage n’explique pas tout. C’est à tort, si l’on nie le fait que les choix tactico-techniques des nations africaines ont été très peu efficaces. Elles ont préféré défendre en bloc bas pour miser sur des contre-attaques. Et généralement, elles ont pris des buts en fin de match sur une perte de lucidité. Mais cela n’annule pas le mauvais arbitrage sus-évoqué.


