Centrafrique : Touadéra en première ligne face à la menace Ebola

Centrafrique : Touadéra en première ligne face à la menace Ebola

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Faustin-Archange Touadéra, le président centrafricain, dirige le Comité de crise créé pour organiser la riposte contre le virus Ebola. Aucun cas n’a pour le moment été diagnostiqué en Centrafrique.

Costume sombre, ton grave, regard fixé sur l’auditoire. Ce 17 août, au Palais de la Renaissance, Faustin-Archange Touadéra n’a délégué à personne le soin de présider la réunion de crise sur Ebola. Le président centrafricain ne fait pas une exception. Depuis que son pays a lancé la riposte contre Ebola, Faustin-Archange Touadéra suit personnellement ce dossier.

Pour suivre de plus près cette riposte, il a pris la tête du Comité national de crise, doté d’un budget de 19 milliards de FCFA. Le 23 juin dernier, il a présidé en personne la réunion de travail de ce comité, qui a validé le plan national de riposte. Devant la presse locale, Faustin-Archange Touadéra a assuré qu’aucun cas d’Ebola n’a encore été enregistré en Centrafrique. Mais il s’est empressé d’ajouter que le pays ne peut pas croiser les mains sans rien faire. Pour cause, la Centrafrique fait partie de la liste des pays, dressée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), susceptibles d’importer le virus.

Longue frontière entre la Centrafrique et la RDC

La Centrafrique partage une frontière, longue de plus de 1500 kilomètres, avec la République démocratique du Congo, épicentre de la nouvelle épidémie d’Ebola. Faustin-Archange Touadéra a fait de la surveillance de cette frontière la voûte principale du plan national de riposte décidé par le Comité national de crise. Des équipes médicales ont été déployées aux points de contrôle frontaliers. Elles contrôlent principalement la température corporelle des personnes qui reviennent de RDC. L’idée est d’identifier rapidement des malades pour circonscrire la contamination.

Faustin-Archange Touadéra enjoint aussi ses collaborateurs à se rendre sur le terrain. Le mois dernier, une mission ministérielle s’est rendue à Obo, le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, tout près de la frontière avec la RDC et le Soudan. La même mission a séjourné à Mboki, toujours proche de la frontière avec la RDC. L’ambition du président est de maintenir une surveillance permanente le long du fleuve Oubangui, qui sépare la Centrafrique de la RDC sur des centaines de kilomètres.

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Michel Ange Nga

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