Dans son rapport sur le développement dans le monde 2026, la Banque mondiale voit dans l’intelligence artificielle un raccourci vers un siècle de progrès.
Un rapport de la Banque mondiale, publié le 4 août dernier, établit que l’intelligence artificielle (IA) est une promesse pour les pays en voie de développement. L’institution financière internationale est convaincue que le continent peut accomplir en une décennie ce qui lui aurait demandé un siècle. Et pour le prouver, la Banque mondiale multiplie les exemples.
Le rapport fait savoir que l’IA va permettre aux pays du continent d’étendre les services sociaux à des milliards de personnes en Afrique. Cette extension en l’absence de l’IA devrait prendre bien plus d’années. Les experts de la Banque mondiale font référence aux services médicaux, éducatifs, juridiques ou même encore agricoles.
L’IA va permettre de gagner en temps
Dans son rapport, l’institution de Bretton Woods fait remarquer que la démocratisation de l’IA va par exemple permettre aux patients africains de gagner en temps en réalisant des diagnostics médicaux plus fiables dans les dispensaires construits dans les villages reculés. Ce tableau en appelle d’autres. Désormais, un agriculteur qui se sert de l’IA saura quand il faut planter grâce à une meilleure prévision météo. Des dossiers judiciaires pourront être traités en quelques jours plutôt qu’en plusieurs années. Ainsi de suite.
La Banque mondiale prévient toutefois que tout ceci n’est possible que si les pays africains sont capables de combler certaines lacunes infrastructurelles. À commencer par l’accès à l’électricité et la connectivité. Le rapport rappelle que sans électricité, il est impossible de faire fonctionner des ordinateurs, de recharger des smartphones ou de maintenir des serveurs locaux. Une véritable préoccupation en Afrique subsaharienne, où l’accès à l’électricité reste le premier obstacle à toute diffusion numérique de masse.
C’est pourquoi la Banque mondiale a lancé l’initiative Mission 300, qui vise à raccorder 300 millions de personnes à l’électricité en Afrique subsaharienne d’ici 2030. Ce programme est censé booster la stratégie de l’IA sur le continent.



