Togo: Faure Gnassingbé's hyperactivity in Bishkek

Togo: Faure Gnassingbé's hyperactivity in Bishkek

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Faure Gnassingbé attended the last SCO summit in Bishkek, Kyrgyzstan. The President of the Council took the opportunity to conduct an offensive diplomacy with Eastern countries. 

À Bichkek, Faure Gnassingbé n’a pas chômé. Le président du Conseil des ministres togolais a multiplié les rencontres avec des chefs d’État présents au 26ᵉ sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui s’est achevé cette semaine au Kirghizistan. En quelques jours à Bichkek, la presse a focalisé sur le Togo, un pays de l’ancien pré-carré français, pas vraiment habitué à fricoter avec les États de l’Est.

Tête-à-tête

Faure Gnassingbé était pratiquement l’un des seuls chefs d’État du continent africain à participer à ce sommet. À Lomé, cette exception, que le président du Conseil des ministres doit à sa proximité avec les dirigeants vietnamiens, est présentée comme un dynamisme diplomatique. On a vu Faure Gnassingbé deviser amicalement avec Võ Thị Ánh Xuân, la vice-présidente du Vietnam, pendant les travaux qui se tenaient Centre des congrès Yrys Ordo de Bichkek. 

Faure Gnassingbé a ensuite eu un tête-à-tête avec Sadyr Japarov, le président kirghize. À Lomé, la présidence du Conseil présente cet entretien entre les deux hommes comme le symbole de la relance du partenariat économique entre les deux pays. Les autorités togolaises indiquent bien que ce partenariat va accoucher de nombreux projets concrets, dans plusieurs secteurs allant de la santé à la technologie. Sans rien dire de plus. 

Échanges commerciaux 

La présidence du Conseil s’est aussi réjouie de la rencontre entre Faure Gnassingbé et Narendra Modi, le Premier ministre indien. Officiellement, le président du Conseil togolais a profité de cette rencontre pour relancer les échanges commerciaux entre son pays et le géant indien. 

Cette offensive de charme orientée à l’Est ne doit rien au hasard. C’est sans aucun doute la réponse de Lomé à la crispation des relations avec Paris. Le clou de ce refroidissement c’est la suspension de RFI et de France 24 en juin 2025. Il s’en est suivi l’arrestation de deux journalistes français au Togo le mois dernier. Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a certes fait un voyage de travail à Lomé en avril pour relancer le dialogue. Mais, pour le moment, rien n’a vraiment changé.

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Patrick Ayin

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