En Centrafrique, les autorités organisent la riposte contre Ebola

En Centrafrique, les autorités organisent la riposte contre Ebola

Commentaires
3 min read

Un comité de crise a été mis en place pour éviter que le pays n’importe l’épidémie de la RDC, le foyer actuel. Le même comité veut aussi faire respecter des mesures barrières. 

Il n’est plus rare d’entendre parler des cas d’Ebola dans les conversations à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA). Pourtant, le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, signe et persiste : pour le moment, aucun cas n’a été diagnostiqué dans son pays. Il refuse pour autant de dormir sur ses lauriers. 

« Si nous ne faisons rien, cette épidémie atteindra sans doute notre pays », a prévenu Faustin-Archange Touadéra devant un parterre de journalistes, il y a quelques semaines. Les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comptent la RCA parmi les dix pays du continent susceptibles d’importer l’épidémie d’Ebola de la République démocratique du Congo (RDC). 

L’Oubangui entre la RCA et la RDC

La RCA et la RDC partagent une frontière commune, qui s’étend sur un périmètre de plus de 1500 kilomètres. De plus, les populations traversent chaque jour l’Oubangui, le principal affluent du fleuve Congo, qui sert de limite géographique entre les deux pays. Faustin-Archange Touadéra le sait plus que quiconque. Mais il n’a pas l’intention de bloquer ce trafic. « On ne va pas empêcher les populations de vaquer à leurs occupations », explique-t-il. 

À la place, il a opté pour une surveillance accrue des symptômes chez chaque personne qui passe la frontière. À chaque check-point, les militaires en faction doivent en priorité contrôler le niveau de température corporelle. C’est une mesure censée limiter l’importation du virus, qui a été prise au sein du comité de crise créé pour la circonstance. Ce comité est dirigé par Faustin-Archange Touadéra lui-même. 

Les mesures barrières 

Le Comité de crise continue de réfléchir sur les moyens de détecter efficacement les personnes malades à la frontière. Ce n’est pas tout. Car la réflexion porte aussi sur l’identification des mesures barrières à adopter pour éviter de contracter la maladie. Le président a promis que ces mesures barrières seront communiquées à la presse, aux chefs de quartiers et aux leaders religieux pour divulgation au sein de la population. « On doit parler des mesures barrières dans les marchés, les églises et les mosquées », parie Faustin-Archange Touadéra.  

Une chose est certaine : le gouvernement centrafricain, dont l’ensemble des membres travaillent au sein de ce comité de crise, veut insister sur les mesures les plus évidentes, comme se laver régulièrement les mains. Pour bien élaborer la liste de ces mesures, l’exécutif centrafricain a fait appel à l’expertise du Centre Pasteur, à des chercheurs et aux médecins locaux. 

Partager cet article

About Author

Michel Ange Nga

La rédaction vous recommande