DRC: Félix Tshisekedi against terrorist sanctuaries

DRC: Félix Tshisekedi Against Terrorist Sanctuaries

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Félix Tshisekedi a patiemment convaincu ses voisins de ne plus servir de base arrière aux groupes armés qui déstabilisent la RDC. Un seul pays échappe encore à cette liste, c’est le Rwanda.

« La République centrafricaine ne servira jamais de base arrière pour une quelconque attaque de la République démocratique du Congo ». La phrase a percé du discours de Rameaux-Claude Bireau, le ministre centrafricain de la Défense. Nous sommes en fin de semaine dernière à l’Hôtel de la Défense de Kinshasa. Les ministres de la Défense de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République centrafricaine (RCA) ont convié la presse pour la signature de deux mémorandums, le premier sur la formation militaire et le second sur le partage du renseignement.    

Organisation tristement célèbre

C’est justement ce second mémorandum qui a arraché cette confidence à Rameaux-Claude Bireau. Une déclaration publique qui signe la fin officielle des sanctuaires terroristes occupés par les soudards de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony sur le sol centrafricain. Cette organisation tristement célèbre a souvent mené des razzias dans le nord-est de la RDC en partant de la Centrafrique. Sa capacité de nuisance est fortement réduite, mais les hommes de Kony continuent d’occuper des zones du territoire centrafricain isolées. Bangui et Kinshasa viennent donc de conclure un partage du renseignement pour mieux contrôler les cellules dormantes de ce groupe armé d’origine ougandaise. 

Derrière cet accord, il faut voir la main de Félix Tshisekedi. Le président congolais n’a jamais fait mystère de sa volonté d’en finir avec ces sanctuaires, qui servent de base arrière aux groupes armés. Pour y parvenir, Félix Tshisekedi mise sur l’échange de renseignement avec les pays voisins. Mais pas seulement. En 2021, il a adoubé une opération militaire conjointe avec l’armée ougandaise, baptisée Shujaa (héros en langue swahili), dans le but de débusquer les miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF), un autre groupe armé ougandais. 

Assèchement des financements 

Quand Félix Tshisekedi ne mène pas une diplomatie de bon voisinage, il alerte la communauté internationale. Le 23 septembre 2025, à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, il a rappelé que ces groupes armés qui opèrent sur le sol congolais sont affiliés à Daech. Félix Tshisekedi a sollicité « le partage renforcé de renseignement, l’assèchement des financements, la lutte contre la propagande et contre les sanctuaires, ainsi que le soutien accru aux communautés victimes, dans le plein respect du droit international humanitaire ».

Rien n’indique toutefois que la LRA et les ADF vont arrêter leur razzia sur le sol congolais. Dans le cas de la frontière avec la RCA, il faut encore que l’échange de renseignement fonctionne. Guy Kabombo Muadiamvita, le ministre congolais de la Défense, a déjà appelé à une coopération « sincère, structurée, régulière et orientée vers des résultats »

Si Félix Tshisekedi peut s’enorgueillir d’avoir convaincu la RCA, l’Ouganda et même le Congo, un accord avec le Rwanda semble bien plus compliqué. Kinshasa accuse Kigali de soutenir la rébellion du M23, qui a envahi les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Pour ce dernier cas, Félix Tshisekedi demande une désescalade militaire directe, sous médiation internationale. Une approche qui peine à donner des résultats.

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Michel Ange Nga

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