Ghana : plusieurs personnes coincées chez elles à cause des inondations

Ghana : plusieurs personnes coincées chez elles à cause des inondations

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En quelques semaines, de fortes pluies ont inondé Kasoa, Tema, Accra et d’autres grandes villes du pays. Au grand dam des habitants, qui font souvent face à des scénarios apocalyptiques.  

La courte vidéo qu’il partage avec nous donne à voir un tableau apocalyptique. On aperçoit une cour commune inondée sous une épaisse couche d’eau boueuse. « L’eau a envahi une grande partie de ma maison », nous confie Paintsil Agyarkwah, un jeune ghanéen installé à Kasoa, une ville commerciale située à 35 kilomètres à l’ouest de Accra, la capitale du Ghana.

Notre interlocuteur est l’une des nombreuses victimes des inondations qui ont frappé Kasoa la semaine dernière. L’eau est montée, atteignant près d’un mètre à certains endroits de la ville après de fortes pluies. Une situation qui a obligé plusieurs habitants de cette ville, en expansion, à rester chez eux. « Il m’était impossible de sortir pour aller chercher à manger », confie Paintsil Agyarkwah.

La vie après le déluge

Depuis ce week-end, les eaux ont commencé à baisser. « La vie a repris son cours normal », fait savoir notre source. Son quartier a été l’un des plus touchés. Selon toute vraisemblance, c’est la faute au mauvais système de drainage des eaux de pluie. À en croire Paintsil Agyarkwah, les drains ont été bouchés à cause des travaux de la route censée relier Kasoa à Buduburam, une petite ville du centre du Ghana connue pour avoir abrité un ancien camp de réfugiés.  

Il n’y a pas que les habitants de Kasoa ou encore de Buduburam qui ont été incommodés par ces inondations. Une partie de Accra a aussi été sous les eaux après de fortes pluies à la fin du mois dernier. Des vidéos de voitures flottant sur les eaux ont largement été partagées ces dernières semaines. Une autre vidéo montre même une famille, obligée de percer une partie de la toiture de leur maison pour fuir la furie des eaux.

Ils surveillent la météo

En quelques mois, de telles scènes se sont déjà produites deux fois à Accra. Et rien ne laisse penser que c’est la fin du calvaire. Les habitants de la capitale ghanéenne surveillent les bulletins météo en épiant de nouvelles averses.

Un doigt accusateur est pointé vers les autorités, qui tardent à rassurer les populations. Surtout que ces inondations concernent d’autres grandes métropoles du pays. C’est le cas de Tema, la principale ville portuaire du pays, à 30 kilomètres à l’est de Accra.

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Michel Ange Nga

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