Hantavirus : en Afrique, on préfère en rire plutôt que de pleurer

Hantavirus : en Afrique, on préfère en rire plutôt que de pleurer

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Sur le continent, les Africains sont partagés entre rires, dédramatisation et thèses complotistes.  

Depuis le début du feuilleton sur l’hantavirus, huit cas ont déjà été confirmés. En Europe, on s’inquiète tellement le souvenir du Covid-19 est encore frais dans les mémoires. En Afrique par contre, c’est la foire aux effets de manche. Quelques-uns ont retenu notre attention. Attachez vos ceintures.

« Le jour où on va donner la parole aux animaux pour donner leur version, c’est certain que les hommes auront honte ». Allusion faite à l’état actuel des connaissances documentées sur l’hantavirus. Il est admis que les hantavirus sont une famille de virus transmis à l’homme par les déjections des rongeurs sauvages. Dans une communication datée du 7 mai dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) précise : « le hantavirus responsable est le virus Andes, la seule espèce ayant une capacité limitée avérée de se transmettre entre humains, dans le cadre de contacts étroits et prolongés ».

Une autre saillie a retenu notre attention : c’est celle d’un ivoirien qui est convaincu que toute cette affaire sanitaire a pour objectif secret la protection des rongeurs. « Bientôt, ils nous diront de ne plus manger l’agouti (rongeur des forêts tropicales d’Afrique) », regrette ce dernier, un tantinet amusé. 

Hantavirus ou complot scientifique ?

Et puis, il y a ceux qui entrevoient déjà une épidémie et un confinement forcé, comme en 2020 avec le Covid-19. « J’ai survécu au Covid, je survivrai à cet hantavirus », rigole une internaute africaine. Un autre appelle déjà à remplir les réserves de vivres tout en espérant que le port obligatoire d’un masque ne sera pas de mise…

Enfin, comme toujours sur le continent, il y a ceux qui se sont chargés de nourrir la thèse complotiste. Et si le patient zéro, le Néerlandais Leo Schilperoord, passionné d’ornithologie, était au cœur d’un complot scientifique ? Le scénario a beau être hollywoodien, mais malgré tout, il convainc plusieurs sur le continent qui montre du doigt ce virus Andes. 

Les récentes révélations du laboratoire de biotechnologie américain Moderna, qui avoue avoir débuté des recherches pour un vaccin contre les infections à l’hantavirus en 2023 a terminé de convaincre les sceptiques en Afrique. Quoi qu’il en soit, les autorités européennes tentent de calmer le jeu. Le gouvernement français rassure que « la situation est sous contrôle »

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