Depuis deux semaines environ, les affaires de faux décret, de soupçons de trafic d’or et de succession au sommet de l’État défraient la chronique dans le milieu sociopolitique camerounais.
Dans les méandres de la respublica, le faux s’est glissé. Tel le serpent dans un jardin luxuriant. La corruption a foulé la terre du Saint des Saints, susurrant à l’oreille de ses gardiens le son mensonger de la puissance. Enivrés par l’idée de pouvoir et de puissance, l’esprit du lucre et de la démesure circule comme une coulée de lave dans leurs veines épaissies d’impunité, leur nouveau maître.
C’est le faux qui révèle parfois la vérité
Le faux décret, miroir brisé de la vérité en ce haut lieu reflète les visages cachés de la concussion, des mains sales jusqu’aux coudes, et le côté obscur des lumières scintillantes des palais. Le trafic d’or et sa mélodie des sirènes envoûtante de la richesse et du pouvoir cachent mal le cri du désespoir, mais aussi de la souffrance des acteurs eux-mêmes. Par un gros cœur qui trahit une autre vérité : le vide profond en eux.
Enquêter aujourd’hui, c’est projeter sur les ombres, comme un phare dans la nuit, les reflets de lumière qui découvrent les mensonges, les secrets, le faux. Les jours à venir pourraient à nouveau nous apprendre une leçon de vie : la vérité peut aussi se cacher derrière des apparences de fausseté, et que c’est le faux qui révèle parfois la vérité.



