Le prochain sommet va se tenir en octobre prochain à Moscou. Il sera coprésidé par Vladimir Poutine et le président burundais Évariste Ndayishimiye.
C’est un Évariste Ndayishimiye, tout sourire, qui serre la main de Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie russe, devant les flashs des caméras. Ce 10 juillet, le président burundais, par ailleurs président en exercice de l’Union africaine, a longuement entretenu son invité russe sur les crises qui secouent actuellement le continent. Cette discussion va sans doute se poursuivre dans quelques mois à Moscou. Évariste Ndayishimiye a accepté de coprésider le troisième Sommet Russie-Afrique avec le président russe Vladimir Poutine.
Comité d’organisation du sommet
Initialement prévu pour se dérouler en Afrique, le Kremlin a finalement choisi Moscou. Un décret présidentiel a, dans la foulée, arrêté la date du 28 au 29 octobre prochain. Un comité d’organisation est déjà à pied d’œuvre. Il est présidé par Iouri Ouchakov, le dévoué conseiller diplomatique de Vladimir Poutine. Un diplomate respecté qui travaille dans l’ombre du président depuis 2012.
Évariste Ndayishimiye ne s’est pas fait prier pour accepter de coprésider ce sommet en sa qualité de président en exercice de l’UA. Il y a fort à parier que plusieurs chefs d’État africains fassent de même, malgré le contexte actuel marqué par l’invasion russe en Ukraine très décriée par les capitales occidentales. Plusieurs pays africains ne cachent pas que la Russie est un partenaire privilégié. C’est le cas des trois pays de la Confédération des pays du Sahel (AES).
Coopération sécuritaire
En Afrique occidentale, la Russie est aussi présentée comme un partenaire certain en matière de sécurité. Idem pour la République centrafricaine (RCA). Il faut aussi ajouter le sentiment russe naissant dans plusieurs palais présidentiels en Afrique. Et pour finir, ils sont de plus en plus nombreux les pays du continent qui voient la Russie comme un bon partenaire économique. L’économiste namibien Tjekero Tweya, ancien ministre du Commerce, laissait entendre, il y a quelques années, que son pays est devenu un nouveau marché pour les produits russes.
Le précédent sommet Russie-Afrique, qui s’était tenu en juillet 2023, à Saint-Pétersbourg avait déjà le plein des chefs d’Etat africain. Cette édition avait fait la part belle à la coopération sécuritaire entre la Russie et les pays africains. « Poursuivre une coopération étroite en vue de la résolution et de la prévention des conflits en Afrique », comme on peut lire dans la déclaration finale en 2023.



