Avec sa voix puérile et son visage poupin, Soundouss Chraïbi a tout d’une précoce. Comment dire autrement : à 19 ans elle intègre la rédaction du célèbre magazine marocain TelQuel et prend aussitôt le contrôle de la rubrique littéraire alors même qu’elle n’a pas une formation de journaliste à la base. Maintenant, elle peut s’enorgueillir d’entrée dans le monde des auteurs reconnus à moins de 30 ans et dès son tout premier roman « Le soleil se lève deux fois », qui vient de paraître chez Gallimard, dans la collection L’Arbalète.
Pour le très sélect magazine Vogue France classe même « Le soleil se lève deux fois », parmi les dix premiers romans parmi les 10 premiers romans de la rentrée d’hiver. De même, la critique salue ce roman présenté comme un huis clos féminin. Une description assumée par l’auteure. Soundouss Chraïbi parle elle-même d’un « roman très féminin. Les hommes sont présents, mais dans l’ombre ».
La journaliste marocaine peut aussi s’enorgueillir parce que son tout premier roman est placé en tête de gondole dans la collection L’Arbalète de Gallimard. Cette collection, lancée avec beaucoup d’enthousiasme par l’éditeur français en 2024, poursuit l’objectif de publier les premiers romans en accordant « une attention particulière aux formes neuves », selon les explications des responsables de Gallimard. De toutes évidences, le roman de Soundouss Chraïbi épouse cet objectif littéraire.
Au Maroc, la jeune auteure ne passe non plus inaperçue. Elle a été reçue par Hanane Harrath, qui tient le podcast Conversation très écouté, qui célèbre les exploits des Marocains dans le monde.



