Le refoulement de Omar Abdulkadir Artan aux portes des Etats-Unis a provoqué une vague d’indignation en Afrique. Le Somalien, qui fait partie des 52 arbitres retenus par la FIFA pour la coupe du monde coorganisée par les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, fait visiblement les frais de la politique de restriction sur les visas d’entrée aux Etats-Unis imposée par l’administration Trump. La Somalie est inscrite dans la liste des pays dont les ressortissants sont interdits de voyager aux Etats-Unis.
Pour le ministère somalien de la Jeunesse et des sports, cette décision « sape l’engagement du football en faveur de l’équité, du mérite et de l’esprit du fair-play ». Plusieurs internautes ont abondé dans le même sens. « Cette coupe du monde est un échec du point de vue de l’intégration, du fair-play et du respect », comme le pense un étudiant ivoirien, qui vit à Abidjan.
Impérialisme des Etats-Unis de Donald Trump
Moins diplomate, Asalfo, un Ivoirien épris de marxisme et nourri aux idées souverainistes, parle, sans vergogne, de « foutaises ». Il en profite pour appeler les Africains à s’unir pour résister à cet impérialisme des Etats-Unis de Donald Trump. Car l’administration américaine n’est pas à sa première restriction du genre envers les pays africains engagés dans cette coupe du monde.
D’autres, par contre, préfèrent en appeler à la FIFA. Surtout que Omar Abdulkadir Artan n’est pas un arbitre transparent. Effectivement, en 2025, il a été désigné comme le meilleur arbitre du continent africain par la Confédération africaine de football. Sauf que la FIFA a d’ores et déjà annoncé qu’elle n’interfère pas dans les politiques d’immigration des pays hôtes de ses compétitions. Le cas de Omar Abdulkadir Artan est donc entendu : pas de coupe du monde pour l’arbitre.



