Côte d’Ivoire : le bilan qui plaide pour Yacine Idriss Diallo à la FIF

Côte d’Ivoire : le bilan qui plaide pour Yacine Idriss Diallo à la FIF

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Seul candidat en lice pour l’élection de cette année à la Fédération ivoirienne de football (FIF), Yacine Idriss Diallo va certainement rempiler pour un deuxième mandat grâce à son bilan, selon ses soutiens. 

Dans les vestiaires du stade Arlington de Dallas (Texas) ce soir du 30 juin dernier, c’est une équipe ivoirienne, dévastée par le chagrin, qui s’apprête à quitter la Coupe du monde après une défaite contre la Norvège de Erling Haaland (1-2). Les joueurs sont en larmes. Yacine Idriss Diallo, lui, a choisi de se tenir debout pour un discours de circonstance. « Vous avez joué de votre mieux », lance-t-il aux joueurs pour les réconforter. 

Le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) fait alors une promesse teintée de philosophie : « La défaite nous aidera à grandir demain ». En clair, cette coupe du monde n’était que le tremplin censé propulser son pays vers plus de sommets lors de la prochaine édition, dans quatre ans. Certainement pas des mots en l’air, car Yacine Idriss Diallo est candidat à sa propre succession. Sauf cas exceptionnel, il devrait être réélu le 12 septembre prochain à Yamoussoukro. Pour cause, il est le seul candidat retenu par la Commission électorale pour cette élection, après le retrait ou l’invalidation de tous ses potentiels challengers. Une candidature unique qui s’explique, selon ses soutiens, par un bilan difficile à contester.

Yacine Idriss Diallo hérite d’une institution exsangue

Rien ne le disposait pourtant à s’enorgueillir de ce bilan. Quand il est élu pour la première fois en avril 2022, face à Sory Diabaté, Yacine Idriss Diallo hérite d’une institution exsangue : la FIF sort tout juste d’un comité de normalisation imposé par la FIFA en décembre 2020, après des années de querelles intestines et l’échec cuisant de la qualification pour la Coupe du monde de 2022 au Qatar. 

En entrant dans ses fonctions, son mot d’ordre « rassembler pour reconstruire » devient le fil conducteur de son mandat. Premier acquis salué par les observateurs : la pacification de l’institution, avec la mise en place de commissions désormais élues par l’Assemblée générale. Une rupture avec les pratiques opaques du passé.

Le sacre de 2024, pierre angulaire du bilan

Impossible de parler du mandat de Yacine Idriss Diallo sans évoquer la Coupe d’Afrique des nations (CAN), organisée à domicile et remportée en février 2024 après un début de compétition catastrophique. En pleine compétition, Yacine Idriss Diallo a le nez creux en nommant Emerse Faé sur le banc des Eléphants à la place du Français Jean-Louis Gasset. Un pari managérial risqué, mais payant. 

Yacine Idriss Diallo peut aussi se vanter de la qualification des Eléphants à la dernière Coupe du monde, sans consentir la moindre défaite. A cette compétition, il avait voulu atteindre le cap des quarts de finales. Mais la Côte d’Ivoire a été stoppée par la Norvège seizièmes de finale. 

Une restructuration en profondeur du football local

Au-delà de la sélection nationale, la FIF version Yacine Idriss Diallo revendique une refonte structurelle majeure : la Ligue 1 est passée de 14 à 16 clubs dès 2022-2023, imitée par la Ligue 2 (26 clubs) et la Division 3 (40 clubs). Le nombre de clubs affiliés a bondi de 394 à 673. Les subventions aux clubs d’élite sont passées de 75 à 100 millions de FCFA. Un plancher salarial a été instauré pour les joueurs professionnels, et un projet de professionnalisation de l’arbitrage a été lancé en 2024, avec un traitement salarial mensuel pour 40 arbitres retenus.

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Patrick Ayin

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