Vladimir Poutine et Faustin-Archange Touadéra louent la relation particulière entre leurs deux pays. Les deux présidents ont profité du dernier sommet Russie-Afrique pour définitivement jeter les bases d’une densification de ce rapprochement.
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra ont profité du sommet Russie-Afrique pour évaluer les relations entre leurs deux pays. En marge des travaux de ce sommet, les deux hommes se sont retrouvés le 30 octobre, loin des regards indiscrets.
L’ambassade de la Russie à Bangui a malgré tout fait savoir que Vladimir Poutine loue cette relation multiforme. Le patron du Kremlin assure implicitement qu’il regarde dans la même direction de Faustin-Archange Touadéra. « La Russie et la République centrafricaine adoptent des positions solidaires sur la scène internationale. Nous apprécions également le soutien aux initiatives russes au sein des Nations unies et sur d’autres plateformes multilatérales », s’est réjoui Vladimir Poutine.
Respect mutuel
Faustin-Archange Touadéra ne pense pas le contraire. Avant de s’envoler pour Moscou, il a profité du 74e anniversaire de Vladimir Poutine, le 7 octobre dernier, pour apprécier, une fois encore, cette coopération entre son pays et la Russie. Le président centrafricain salue la solidité des liens bilatéraux et le développement constant d’un partenariat fondé sur les principes du respect mutuel et de la prise en compte des intérêts de chacun.
Cet échange d’amabilité n’a rien de nouveau. Voilà plusieurs années que la chronique populaire occidentale présente la Centrafrique comme un suppôt de la Russie. Une image que Poutine et Touadéra trouvent, sans doute, hors de propos. Ils préfèrent parler d’une relation dynamique qu’ils veulent voir évoluer.
Bangui et Moscou se sont rapprochés à la fin des années 2010 alors que Faustin-Archange Touadéra avait urgemment besoin d’un appui sécuritaire pour réduire l’influence des groupes armés dans son pays. Grâce à cette relation, l’armée centrafricaine prend du volume et repousse désormais les rebelles vers les cordes.
Centre culturel
Selon le vœu de Vladimir Poutine et de Faustin-Archange Touadéra, cette relation a vocation à évoluer loin du seul cercle sécuritaire. Moscou vient d’ailleurs d’ouvrir un centre culturel à Bangui pour le renforcement des lien culturels entre les deux pays. Cette fois, Poutine veut voir encore plus grand. « Il existe de bonnes opportunités, encore non pleinement exploitées, pour le développement des relations commerciales et économiques. Il s’agit de l’énergie, de l’exploration géologique, des transports et de la logistique », a fait savoir le président russe à Moscou.
En septembre dernier, les deux pays ont créé une commission intergouvernementale pour discuter de ces opportunités à exploiter. En plus, pendant le sommet Russie-Afrique, les deux pays ont signé un « Accord sur les fondements des relations ». Selon les diplomates russes : « ce document établit les bases d’une coopération à long terme dans des domaines clés, allant de la politique et de l’économie aux projets humanitaires et scientifiques et techniques. Il fixe les principes communs d’interaction, les mécanismes de coordination et la volonté des parties de construire un dialogue durable ».




