Pourquoi l’Afrique intéresse les navires-écoles russes

Pourquoi l’Afrique intéresse les navires-écoles russes

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Plus que par le passé, le Perekop et le Smolny, les deux navires-écoles de la marine russe fréquentent de plus en plus les ports africains. Une nouveauté qui n’est pas dénuée de tout intérêt.   

Une fois n’est pas coutume, le Perekop, un navire-école de la marine russe, fait escale à Pointe-Noire, au Congo, depuis ce 20 octobre. À Brazzaville, les autorités cachent mal leur enthousiasme. Des responsables de la marine congolaise ont fait le déplacement de Pointe-Noire tout comme Sofia Sitnikova, chargée d’affaires de la Russie à Brazzaville.

Coopération militaire

Avant cette escale, le Perekop a fait des escales au Mozambique, en Tanzanie, aux Seychelles et récemment en Namibie, sur la côte atlantique de l’Afrique. Partout, on a observé le même enthousiasme des autorités. Ce qui laisse deviner que ces arrêts du Perekop ne sont pas de simples escales techniques. Un message de l’ambassade du Congo en Russie le confirme bien en admettant que l’arrivée de ce navire-école à Pointe-Noire est le témoin « de la poursuite du développement progressif de la coopération bilatérale entre la République du Congo et la Fédération de Russie dans le domaine militaire ».  

La coopération militaire entre le Congo et la Russie ne date pas d’hier. Mais ces dernières années, elle s’est considérablement intensifiée. Cette coopération a sans doute atteint le comble avec la nomination d’un conseiller militaire auprès de la République du Congo. Un poste occupé en ce moment par le colonel Andreï Kossov, qu’on a aperçu en bonne place sur la passerelle au moment d’accueillir l’équipage du Perekop cette semaine à Pointe-Noire. 

La formation des militaires congolais est un des piliers de cette coopération. Et visiblement, Moscou a bien l’intention de densifier son offre de formation en Afrique. Surtout pour ce qui est de la marine militaire. De sources officielles russes, des marins camerounais, libyens, namibiens, burundais et congolais sont à bord du Perekop. 

Périple 

Ce navire est construit comme une véritable école flottante. La mission qui lui est assignée par le haut-commandement militaire russe est de former des officiers aguerris. Le Perekop, qui est doté de salles de cours, ajoute à la formation théorique des situations de terrain. C’est ce qui l’oblige à mener des grandes campagnes de navigation en mer, avec des escales techniques dans des ports en Europe et en Asie. 

Cette année, le Perekop a initié une nouvelle campagne du genre. Il a quitté le port russe de Baltiïsk le 6 juillet 2026 pour un long périple de navigation avec 20 escales. Une fois n’est pas coutume : plusieurs ports africains sont dans le programme de ce périple. Une première qui témoigne bien de l’intérêt croissant de ce navire pour l’Afrique.

Il en va de même du Smolny, l’autre navire-école de la marine russe. En 2024, ce navire, qui a servi de modèle au Perekop, a sillonné toute la côte ouest du continent africain. De nombreuses escales techniques, qui cachent mal cet intérêt de Moscou pour l’Afrique.

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Michel Ange Nga

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