Cameroun : le « Tout sauf Cabral » exaspère les militants du PCRN

Cameroun : le « Tout sauf Cabral » exaspère les militants du PCRN

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Dans l’entourage de l’opposant Cabral Libii, leader du PCRN, on est convaincu que le mauvais score de ce dernier à la présidentielle de 2025 est le résultat d’une campagne de désinformation. Il faut maintenant savoir comment y mettre un terme. 

Anne Féconde Noah a appris à défricher la mauvaise végétation. La porte-parole du député Cabral Libii, président du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN), s’attaque en particulier à cette mauvaise campagne qui présente son leader politique comme un infiltré de Paul Biya, 43 ans au pouvoir, dans l’opposition. C’est cette mauvaise fougère qui a accouché de la consigne « Tout sauf Cabral », qui a coûté des voix à Cabral Libii lors de la présidentielle de l’année dernière. 

Adversaires politiques 

Trop prude, Anne Féconde Noah dénonce sans jamais pointer les adversaires politiques. Sauf si elle le fait implicitement. En tout cas, quand elle écrit « personne ne comprenait la logique de lancer Tout sauf Cabral, qui n’a pas de part dans un bilan de 43 ans alors qu’on prétendait vouloir le changement », c’est suffisant pour que des militants du Mouvement pour la réconciliation du Cameroun (MRC), le parti de Maurice Kamto, se sentent morveux. Beaucoup ne se sont d’ailleurs pas fait prier pour se moucher. 

À ceux du PCRN qui pensent comme Anne Féconde Noah, un militant du MRC répond, un tantinet railleur : « pleurez plus fort ». D’autres soutiennent, sans preuves, que le PCRN est bien un suppôt du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). 

Prochaines élections 

Une chose est certaine, cette accusation s’apparente à une lèpre dans la carrière politique de Cabral Libii. Il n’est toujours pas parvenu à s’en débarrasser. Autour de lui, selon quelques confidences, une réflexion a été initiée pour briser cette proximité non établie avec le pouvoir de Yaoundé. Mais visiblement, le « Tout sauf Cabral » a le cuir épais. 

Quoi qu’il en soit, la bataille entre le PCRN et le MRC n’est pas près de s’arrêter. À quelques mois des prochaines élections législatives et municipales, la concurrence entre les deux principaux partis de l’opposition va, sans aucun doute, monter d’un cran. L’enjeu, c’est la conquête des places au Parlement et dans les territoires. 

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Patrick Ayin

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