Prix des hydrocarbures : des Centrafricains prêts à rejoindre la contestation

Prix des hydrocarbures : des Centrafricains prêts à rejoindre la contestation

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Après le 12 octobre, la société civile centrafricaine promet d’organiser une nouvelle journée de ville morte cette semaine pour s’opposer à la hausse des prix à la pompe. 

Le 12 octobre dernier, il n’a pas observé l’opération « ville morte », lancée par une partie de la société civile centrafricaine. Josué s’en mord les doigts parce que le gouvernement ne s’est toujours pas décidé à baisser les prix à la pompe. « Cette fois, je suis prêt », confie cet étudiant, qui vit avec sa famille au quartier 200 Villas, dans le premier arrondissement de Bangui, la capitale centrafricaine. 

Les organisateurs

Et ça tombe bien pour lui. Car une nouvelle journée « ville morte » est annoncée cette semaine. Dans un communiqué paru ce 13 octobre, la plateforme I Gwé et l’Observatoire pour la gouvernance démocratique en Centrafrique (OGDC), les deux organisateurs de ces villes mortes, donnent 72 heures au gouvernement. 

Comme Josué, Youssouf, fervent militant du parti de l’opposant Anicet-Georges Dologuélé, est impatient de participer lui aussi à cette nouvelle « ville morte ». Il est convaincu qu’une pression populaire va certainement amener le gouvernement à craquer. 

Pour le moment, le gouvernement considère que cette pression orchestrée par la société civile n’est pas suivie par la majorité des Centrafricains. Au lendemain de la ville morte du 12 octobre, le ministère centrafricain de la Communication et des médias a estimé, dans un communiqué, que « cet appel n’a pas rencontré l’adhésion escomptée et la majorité des Centrafricains a choisi de poursuivre normalement ses activités ».

Quentin Ngbouando 

« Cette attitude témoigne de l’attachement de nos citoyens à la paix », poursuit le même communiqué. Il n’est donc pas question de baisser les prix à la pompe pour le moment. On se rappelle que début octobre, le gouvernement a augmenté les prix des hydrocarbures. L’essence est passée de 1 050 FCFA à 1 150 FCFA, soit une hausse de 100 FCFA. Le gasoil, lui, est passé de 1 250 FCFA à 1 400 FCFA, soit une augmentation de 150 FCFA. 

Pour Quentin Ngbouando, le coordonnateur de Ia plateforme I Gwé, l’un des principaux visages de cette contestation, cette augmentation est « illégale, anticonstitutionnelle et antisociale ». Il propose de maintenir la pression pour obliger le gouvernement à ramener les prix à la pompe en dessous de 900 FCFA. Il peut désormais compter sur ces Centrafricains, qui ont boudé l’appel à la contestation du 12 octobre et qui sont désormais prêt à observer les prochaines villes mortes. Il reste à savoir si ça va suffire à faire plier le gouvernement.

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Michel Ange Nga

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